Passer sa retraite au Québec

Janvier 2017


Chaque année, plus de 50 000 personnes étrangères entrent au Québec en provenance de pays étrangers, un chiffre en augmentation régulière depuis plusieurs années. Etudiants, touristes, travailleurs expatriés mais aussi retraités, sont bien souvent attirés par des conditions de vie agréables, un marché du travail accueillant et un système d'intégration accommodant. Néanmoins, lorsque l'on songe à s'installer dans la Belle Province pour ses vieux jours, quelques précautions sont à prendre.

Les démarches


Grâce à l'Entente franco-québécoise de Sécurité sociale, signée en 2003 entre la France et le Canada, un Français immigrant au Québec peut prétendre à la couverture maladie de ce pays. Pour organiser le transfert des droits entre les deux pays, le demandeur doit se rapprocher de sa Caisse d'assurance maladie française avant son départ. Celle-ci lui fournira un formulaire qui autorisera l'inscription à la Régie d'assurance maladie du Québec (RAMQ) qui gère ces prestations.

L'accord franco-québécois couvre toutes les branches de la Sécurité sociale, depuis la maternité à l'invalidité, en passant par les assurances vieillesse et décès. L'Entente prévoit également des démarches si des soins urgents doivent être réalisés alors que l'assuré est retourné provisoirement dans son pays d'origine. Dans ce cas, il est possible de choisir le régime le plus adéquat.

Pour profiter pleinement des avantages sociaux proposés par l'Etat québécois, un immigrant peut se mettre en quête du statut de résident permanent (RP). Pour l'obtenir, il est nécessaire de se rapprocher de l'Office citoyenneté et immigration du Canada. Une fois que la carte de RP est délivrée, il est possible de commencer les démarches pour devenir citoyen canadien et surtout avoir le droit de vivre et de se déplacer dans tout le pays. Pour conserver le statut de résident permanent, il est nécessaire de vivre au Canada au moins deux ans sur une période de cinq années. Enfin, le RP, qui reste citoyen de son pays d'origine, paye les impôts canadiens.

En complément des prestations québécoises, les expatriés peuvent souscrire à une des assurances volontaires proposées par la Caisse des Français de l'étranger (CFE). Pour y adhérer, il suffit de se procurer un formulaire sur le site internet de la CFE, de le remplir puis de le renvoyer avec des documents complémentaires. Le taux de cotisation est calculé en fonction de la retraite perçue en France.

Le visa


Un visa n'est pas nécessaire pour entrer sur le territoire québécois lorsque l'on est Français. Mais cette souplesse ne dure que six mois. Pour un séjour plus long, il est indispensable de se procurer avant de partir des documents autorisant l'émigrant à vivre et se déplacer où bon lui semble.

Lorsque l'on songe à prendre sa retraite au Québec, il faut obtenir un visa de résident permanent auprès de la Délégation générale du Québec à Paris et de l'Ambassade du Canada en France. Après examen du dossier, un premier « Certificat de sélection du Québec » (CSQ) est délivré. Puis le dossier est envoyé à l'ambassade du Canada qui délivre le droit d'entrée sur son territoire.

Première étape avant une demande de citoyenneté canadienne, ce formulaire donne le droit à tous les dispositifs sociaux du pays mais ne permet pas de voter. Le visa de résident permanent coûte 350 ? et n'est accordé que si le demandeur respecte certains critères fixés par le pays.

Les avantages


Lorsqu'il s'agit de faire un choix pour vivre ses vieux jours, le Québec apparaît souvent comme l'eldorado parfait. Pour les Français notamment, les habitants ont le mérite d'être francophones, ce qui facilite sans doute le contact même si la compréhension de l'accent nécessite un temps d'adaptation.

Ensuite, le pays est connu pour sa qualité de vie, où se mêlent modernité et traditions, liberté et sécurité. De plus, la Belle Province se distingue par les grands espaces sauvages qui entourent des villes dynamiques. La retraite est certainement le meilleur moment pour profiter de ces terres vierges qui sont situées en périphérie des centres urbains.

Enfin, la réputation des Québécois n'est plus à faire, illustrée par un sens de l'hospitalité sans faille qui repose aussi sur un système d'intégration efficace.

Les inconvénients


Le premier inconvénient est justement lié au sens de l'hospitalité des Québécois. En effet, le système d'accueil des migrants se fait en fonction des besoins de l'économie, de la société et de la capacité d'intégration du pays. De ce fait, des jeunes étudiants ou des travailleurs expatriés ont certainement plus de chances d'être « recrutés » que des retraités.

Un autre élément doit aussi être pris en compte et bien évalué avant de partir : le climat au Québec est très différent de celui que l'on connaît en France. D'abord, il se distingue par une forte amplitude entre le Nord et le Sud, entre l'exposition polaire et l'influence continentale. En hiver, les températures peuvent rester plusieurs jours autour de -50°C et les étés restent souvent assez frais. Toutes ces variations supposent une bonne préparation avant le départ.

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Publié par Jeff. Dernière mise à jour le 3 mai 2013 à 19:02 par linter_Kalamazoo.
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