Que voir absolument au Musée d'Orsay ?

Février 2017

Parmi les grandes oeuvres conservées au Musée d'Orsay, beaucoup ont marqué l'histoire de l'art par la rupture qu'elles ont marquée, l'audace ou l'avant-gardisme dont elles ont fait preuve. Et s'il ne fallait, très subjectivement, n'en retenir que dix ?

Voici 10 chefs-d'oeuvre du musée qu'il faut avoir vu au moins une fois dans sa vie

L'Angélus, 1858, Jean-François Millet (1814-1875) pour la douce lumière qui émane de cette scène de recueillement et pour ce précieux témoignage de la vie paysanne du XIXe siècle.

Un enterrement à Ornans, 1849-50, Gustave Courbet (1819-1877), parce que cette immense toile si décriée, qualifiée de vulgaire, est devenue une oeuvre manifeste du Réalisme dont Courbet fut le chef de file.

La Danse, 1865-1869, Jean-Baptiste Carpeaux (1827-1875), parce que cette farandole tournoyante sculptée de femmes, loin de nous laisser de marbre, nous entraîne dans le mouvement de la danse.

Olympia, 1863, Edouard Manet (1832-1883), pour l'extrême provocation que l'oeuvre représente, jamais auparavant le nu n'avait été utilisé pour décrire avec un tel réalisme une simple prostituée du Second Empire.

Porte de l'Enfer, entre 1880 et 1917, Auguste Rodin (1840-1917), parce que cette oeuvre symboliste, qui traduit si bien le pouvoir d'expression du corps humain entre ombre et lumière, laisse toute liberté à l'imagination.

Petite danseuse de 14 ans, entre 1875 et 1880, Edgar Degas (1834-1917), pour la grâce de cette petite ballerine au tutu rose qui témoigne d'un hyperréalisme.

Portrait de l'artiste, 1889, Vincent van Gogh (1853-1890), pour affronter le regard du génie aux traits sont durs et émaciés et dont l'anxiété est palpable.

Cathédrale de Rouen, 1892-1894, Claude Monet (1840-1926), parce que cette série témoigne de l'obsession du peintre à saisir l'évolution incessante de la lumière et des variations atmosphériques dans sa peinture.

La femme à la cafetière, vers 1895, Paul Cézanne (1839-1906), parce que ce portrait massif aux volumes géométrisés, presque sans perspective, annonce le cubisme.

Le Talisman, l'Aven au Bois d'Amour, Octobre 1888, Paul Sérusier (1864-1927), parce qu'après ce tout petit bout de toile où chaque élément est représenté par une tâche de couleur, rien ne sera plus comme avant.

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Publié par Kalamazoo. Dernière mise à jour le 20 septembre 2016 à 11:39 par charlene-v.
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