Votre avis sur Digne-les-Bains

Créer une discussion Laurent - Dernière réponse le 12 mars 2017 à 12:28 par Francis
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Patricia- 20 juin 2016 à 10:04
Les témoignages précédents reflètent hélas ce qui est devenu un cauchemar pour les dignois : le naufrage de leur ville, devenue aux dires de beaucoup la poubelle des Alpes. Après le centre que ses commerçants désertent, c'est au tour de la zone commerciale Saint Christophe de voir disparaître ses enseignes. Certains locaux sont en ruines, dont un vaste local récemment incendié, à l'entrée de Digne sur la Route Napoléon : carte de visite éloquente. D'autres locaux à l'abandon, dans le centre ville même, ont dernièrement fait l'objet de départs de feu criminels : ils jouxtent une école primaire.
Naguère réputée pour sa tranquillité, Digne connaît depuis quelques années une nette escalade de la criminalité, sans que des mesures concrètes soient prises par une municipalité dont le seul projet semble se résumer à apurer une dette colossale par une fiscalité aberrante, propre à faire fuir entrepreneurs, investisseurs, commerçants et particuliers.
Les prétentions touristiques de notre ville tiennent du délire : nos rares hôtels n'ont guère évolué depuis les années 70, nos quelques monuments sont presque tout le temps fermés et les alentours de la grande cathédrale sont un vrai coupe-gorge aux allures de décharge publique. Il nous manque une base de loisirs, une salle de spectacles, un casino, des manifestations susceptibles d'intéresser des publics cultivés, une hôtellerie digne de ce nom et des restaurants qui sont autre chose que des cantines.
L'on délègue à des bénévoles la promotion de la ville et la déco de ses rues où se succèdent vitrines vides et rideaux baissés. Des chantiers perdurent, à l'abandon, depuis des années. Tout ce qui pourrait encore passer pour typique dans cette ville est abandonné à la saleté et aux revendeurs de drogue.
L'accueil massif de migrants, de familles en bute à des problèmes sociaux venues des banlieues de Marseille, de marginaux, de malades psychiatriques, de toxicomanes et de SDF recueillis par des associations caritatives (mais ne bénéficiant ensuite d'aucun encadrement), semble être la mission que se sont assignées les successives municipalités de gauche en place depuis une dizaine d'années.
Avec le succès que l'on sait...
On en oublierait presque les environs magnifiques, campagnes verdoyantes et somptueux paysages de montagnes, la proximité des gorges du Verdon et de la haute-vallée de l'Ubaye, les vallées d'Allos et du Jabron.
Le voyageur oubliera bien vite cette pauvre ville de Digne, où il est conseillé de ne pas marquer l'étape.
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MilouBouinenc- 19 août 2016 à 10:56
Un désastre entretenu à fonds perdus, que ses habitants qui ne sont ni des mendiants ni des SDF ni des camés ni des marginaux ne pensent qu'à quitter. Voilà ce que Digne est devenue depuis les années 90, lorsqu'elle s'est découverte une vocation humanitaire. Avant on avait le jazz, le symposium, le piano-bar, le Top, une vie nocturne, de bons restaurants, des placettes agréables où il faisait bon se retrouver le soir, une belle piscine à ciel ouvert où nous étions heureux de nous retrouver entre dignois.
Aujourd'hui on a les cloches, la vie s'arrête à 18H, des cas sociaux s'étripent à coups de couteaux, d'autres vivent de trafics de drogue, la piscine est devenue un bunker, les petites placettes des dépotoirs hantés de loubards agressifs venus des banlieues de Marseille qui s'en sont débarrassées à nos frais.
Il ne nous reste que le corso et nos larmes pour pleurer notre ville, que la même équipe municipale étrangement reconduite (merci à ses pistonnés appartenant aux vieilles familles pas dans le besoin) depuis près de deux décennies continue, à achever jusqu'à ce qu'il n'en reste que des ruines.
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Valie- 15 sept. 2016 à 21:41
Triste, oppressante, désespérante, loin de tout : c'est Digne-les-Bains
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Violaine- 15 oct. 2016 à 13:29
On aimerait bien citer quelques avantages à vivre à Digne, mais après des années passées (perdues) ici, on a du mal. Déjà, la ville est objectivement laide et on s'y sent coupé du monde. On pourrait à la rigueur s'accomoder de ces inconvénients s'il y avait possibilité de se créer un réseau amical authentique, une vie sociale, partager des loisirs entre personnes intéressantes et motivées. Mais les relations restent superficielles et intéressées. Tant que ça va, on est (relativement) entouré (surtout de bavards, car pour ce qui est d'envisager du concret, ça ne suit pas. Je n'ai jamais connu ailleurs tant de difficultés pour organiser ne serait-ce qu'un pique-nique). Quand le vent tourne, plus personne.
Questions loisirs, c'est quand même assez limité. On voit passer l'hiver et certaines années, il s'étend d'octobre à mai. L'été, il vaut mieux partir. Ici, "animations" veut dire nuisances. Des bals en plein centre ville qui se prolongent par des bagarres assorties de déprédations. Le plan d'eau (froide) est surpeuplé, la piscine est très chère... et c'est tout ce qu'on a à se mettre sous la dent, hormis le traditonnel corso d'été, qui dure trois jours, et une foire commerciale. Peu de promenades intéressantes en ville, une fois que vous avez fait dix fois l'aller-retour en bord de rivière jusqu'au square. Digne est une ville "verte" où le centre ville se résume à un parking. Autour, des petites villes-dortoir au charme analogue. Oraison, plus "bourgeoise", qui doit son expansion à sa siituation géographique et à la proximité de l'autoroute. Sisteron, encore assez vivante, où l'on trouve des commerces qui tournent bien, contrairement à Digne, où ils disparaissent les uns après les autres. Manosque, avant-poste des quartiers Nord de Marseille, à éviter. Forcalquier, gros village plaisant mais retiré, et sans commodités. Barcelonnette, centrée sur le tourisme (à part y être touriste, rien à y faire).
Je regagne en janvier la région lyonnaise, que j'avais quittée il y a cinq ans pour ce que je croyais être la douceur de vivre provençale. N'ayant pas les moyens de prendre une location dans le Vaucluse, je m'étais rabattue vers la Haute-Provence. Je lui dois une sévère dépression nerveuse suite à une situation de solitude, d'isolement que je n'aurais jamais imaginée.
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Francis- 12 mars 2017 à 12:28
Ville (d'abord c'est un gros village) dirigée par une petite dictature locale qui décide pour tout le monde que non, on n'aura pas d'autoroute, non, on n'aura plus de liaison ferroviaire, non, on n'aura ni casino ni base de loisirs ni salle de spectacles... MAIS on mise sur le tourisme sans avoir d'infrastructure pour les accueillir et rien pour les distraire, MAIS on mise sur les curistes sans savoir leur assurer un accueil digne de ce nom et une sécurité que la faune protégée qui sévit dans le centre-ville renvoie à l'utopie, MAIS on mise sur les étudiants qui ont déserté depuis longtemps une IUT en coma dépassé, MAIS on mise sur les retraités qui s'en vont ailleurs trouver la tranquillité, la sécurité et des médecins compétents pour accéder aux soins. Résultat : on a des zonards, on a des marginaux, on a des clochards, on a des camés, on a des réfugiés, on a des dealers, mais presque plus de commerçants et de plus en plus de chômeurs, et surtout on a une envie pressante de quitter ce trou à lisier où on se sent pris en otage.
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